En bref
NodKoku le Trahi se lit comme « cocu le trahi ». Le nom évoque une figure traditionnelle de la comédie, et le surnom la précise.
Le jeu de mots
Le nom écrit « cocu » avec deux « k » : « Koku ». L’ajout du préfixe « Nod- » au début lui donne l’allure d’un nom d’origine exotique, comme celui d’un personnage de fantasy. Le surnom « le Trahi » explique la raison du titre : le cocu est celui qui s’aperçoit trop tard que la personne qu’il aimait l’a trompé. L’humour est celui de la farce, qui rit de la mésaventure sans cruauté.
La référence
Le mot « cocu » vient de « coucou », l’oiseau qui pond ses œufs dans le nid d’autres espèces, laissant à d’autres oiseaux le soin de les couver. Le terme a désigné par analogie le mari trompé, et le « cocu » est devenu l’un des personnages les plus constants du théâtre comique français. Molière en a fait un ressort de ses pièces : Sganarelle ou le Cocu imaginaire (1660) met en scène un homme qui se croit trompé à tort, et George Dandin ou le Mari confondu (1668) raconte les mésaventures d’un paysan riche. La farce médiévale, la comédie de boulevard et la chanson populaire en ont aussi fait leur affaire. Le clin d’œil du monstre s’inscrit donc dans une très longue tradition humoristique, qui reste inoffensive et théâtrale.
Sources
- Liste communautaire des clins d’œil de Dofus (forum Jeuxonline), explications rédigées pour Xawpi Lore